Réponses à des demandes conseils

par Stéphane Lavoie
Mots-clés: conseils, réponses

Cetta page a pour but de présenter différents avis et conseils que je prodigue aux enseignants qui requièrent de l'aide.

Le complément Créative Commons pour Microsoft Office 2016

document.gifLe complément Creative Commons pour Microsoft Office est un petit outil intéressant pour attribuer une licence CC à tout document produit à l'aide de Excel, PowerPoint ou Word.

Malheureusement, le complément n'a pas été actualisé pour la version 2016 de la suite bureautique. Incidemment, toute nouvelle installation d'Office 2016 ne peut porter le complément.

Je vous invite, si ce complément vous était utile, à poser deux actions :

A) Voter pour la mise à jour du complément sur cette page du UserVoice de Word.

B) Installer manuellement le complément en suivant cette procédure :

1) Installer le Microsoft Visual Studio Tools pour Microsoft Office System (version 3.0 Runtime) (x86).

2) Installer le Microsoft Visual Studio Tools pour Microsoft Office System (version 3.0 Runtime) Service Pack 1 (x86).

3) Extraire l'archive ZIP qui contient les  bibliothèques du complément. Placer le dossier de l'archive (Microsoft Research\) dans le dossier C:\Program Files (x86) (ou Fichiers de programme (x86) ).

4) Fusionner les clés de registre de cette deuxième archive zip à la base de registre. Cette archive comporte trois fichiers; il suffit de cliquer droit sur un fichier pour «fusionner» l'information dans votre base de registre. Il faut répéter l'opération pour chaque fichier (les trois fichiers correspondent à Excel, PowerPoint et Word).

Et voilà, le tour est joué.

 

P.-S. Cette procédure a été traduite d'une page d'un jedi de la Taïwan (en mandarin).
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Créer des mots croisés

noun_568869_cc.pngVoici la demande d'une enseignante :

Quel est, selon toi, le site web ou logiciel le plus performant à ce jour  pour faire des jeux avec le vocabulaire de type mots croisés ?

Ma première réponse ne répondait pas précisément à sa question de mots croisés mais davantage sur l'apprentissage du vocabulaire :

Pour apprendre du vocabulaire, j’aime beaucoup les logiciels de type flashcard. Bon, ce ne sont pas des logiciels de mots croisés, mais ils gardent en mémoire les bonnes et mauvaises réponses pour permettre ensuite à l’élève de ne reprendre que les moins bien réussies.  Plusieurs enseignants utilisent ce type d’outils pour l’apprentissage du jargon d’un domaine.  Plus intéressante, encore,  est la possibilité de laisser les élèves créer leurs flashcards et se les partager. Les meilleurs produits de cette catégorie sont : studyblue, cram et quizlet. Ils permettent aussi l’ajout d’image, de sons, sont disponibles pour appareils mobiles et comportent souvent une dimension jeu… donc en attendant l’autobus, on peut réviser notre vocabulaire!

noun_584463_cc.pngMa deuxième réponse était pour lui proposer un outil selon son choix de diffusion (imprimé ou en ligne). Or, par curiosité, elle désirait recevoir des avis pour les deux. Voici ma réponse :

Pour répondre à ta demande, j’ai fait appel à mes collègues du RÉCIT (4 réponses) ainsi qu’aux réseaux Twitter (1 réponse), Facebook (2 réponses) et LinkedIn (0 réponse). Voici d’abord une compilation des réponses reçues; suivront un tableau comparatif et mes suggestions.

  1. Créateur de mots croisés suggéré par Brigitte Besnard(RÉCIT CSSMI) et Anthony Wong Seen (CSMV)
  2. Crossword Puzzles (onglet Create you own) suggéré par Brigitte Besnard (RÉCIT CSSMI)
  3. Eclipse Crossword  suggéré par Jennifer Poirier (MEES)
  4. Générateur de mots croisés suggéré par Jennifer Poirier (MEES) et Anthony Wong Seen (CSMV)
  5. Hot Potatoes suggéré par Anthony Wong Seen (CSMV), Hélène Goasdoué (CSVDC), Marc-André Boulianne-Roussel (RÉCIT CS de l’Estuaire), Éric Lavoie (RÉCIT CS du Fer) et Jean-François Meunier (RÉCIT FP)
  6. Instant Online Puzzle Maker suggéré par Google
  7. Learningapps suggéré par Steve Létourneau (RÉCIT CS des affluents) et Jean Desjardins (Collège Sainte-Anne)
  8. Moodle Game suggéré par moi
  9. Mots entrecroisés suggéré par Nathalie Charest (CS de la Région-de-Sherbrooke)
  10. Puzzle Maker suggéré par Jennifer Poirier

J’ai placé ces produits dans ce tableau comparatif ci-dessous.

Évidemment, selon ton mode de diffusion (imprimé ou en ligne), le choix de l’outil optimal variera. 

Pour l’impression, la création de mots croisés est assez commune et simple. L’outil qui me semble le plus complet et qui offre plusieurs options de jeux à imprimer est PuzzleMaker, mais il est en anglais et n’offre pas d’options dans l’impression. Si l’allure du produit imprimé t’importe, le créateur de mots croisés offre quelques options et sera ton choix. Si tu disposais de Windows 10 (sachant que tu ne disposes pas de droits d'administration), je t'aurais également recommandé Eclipse Crossword parce qu'il te permet de sauvegarder le jeu et de l'améliorer au fil du temps.

Pour la résolution de mots croisés en ligne, même s’il y a six produits qui le permettent, les dimensions mutualisation, rétroaction, suivi et sauvegarde pour édition ultérieure, me poussent à te proposer LearningApp ou Moodle Game.

En espérant ces informations utiles, tiens-moi au courant de tes développements.


 Je remercie toutes les personnes qui ont contribué à cette réponse.

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Un kahoot, public ou privé?

kahoot-logo.pngVoici la demande :

j'essaie de créer un Kahoot! Je l'ai mis privé, mais j'ai cru comprendre que personne ne pourra jouer si je le laisse privé? Est-ce exact? Dois-je absolument le mettre public?

Et ma réponse :

Non. Un kahoot public est mis à la disposition de tous les utilisateurs qui peuvent le copier pour l’utiliser. Un kahoot privé n’est pas disponible pour les autres utilisateurs mais tu peux l’administrer à tes élèves.

En complément, vous trouverez quelques précisions sur les questionnaires Kahoot et leur statut public/privé sur cette page de leur Uservoice.

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Test de vitesse de lecture

Une demande d'un collègue qui désire évaluer la vitesse de lecture des élèves.  Il me sollicite pour identifier les meilleures solutions numériques.  Pour y arriver, j'ai posé trois actions : appel à la liste du RÉCIT, aux différents réseaux sociaux puis par une recherche sur le web. Voici les résultats.

D'abord, deux réponses de la liste du RÉCIT.

  • Ma collègue Brigitte Besnard (de la CSSMI) m'a écrit :

    Sur le Web, tu vas sûrement trouver mieux que moi des tests du genre. En complément, pour travailler la fluidité de lecture, voici une trouvaille proposée dans notre menuapo.com: http://www.cueprompter.com/ .  Pas très convivial comme interface d'accueil, mais résultat efficace!  

  • La collègue de mon homologue de l'Outaouais, Richard Painchaud, Mme Lucie Pépin a écrit :

    Oui, depuis 5 1/2 ans, nous travaillons en CAP sur la lecture à voix haute; entre autre, nous calculons la vitesse de lecture, le taux de précision et le taux d'autocorrection. Nous avions le logiciel « Destination Littératie » qui est en lien avec GB+ et DRA, mais maintenant, nous procédons manuellement en remplissant un rapport d'évaluation que nous avons retravaillé et que je te mets en pièce jointe.

    De plus, nous utilisons la FOI (fiche d'observation individuelle) pour noter les méprises des élèves. Les données recueillies sur cette FOI sont reportées sur le rapport d'évaluation.

    Il y a plusieurs démarches à suivre afin que les enseignants s'approprient complètement tous ces documents et qu'ils uniformisent leur pratique.

    Je te mets aussi la feuille décrivant les méprises à observer.

    Dans le rapport d'évaluation, à la page 2, tu retrouveras le tableau qui permet de déterminer quelle (s) composante (s) sera à travailler en fluidité avec l'élève suite à l'analyse des données recueillies lors de sa lecture à voix haute. L'analyse des 2 premières composantes (expression et regroupement de mots) se fait en réécoutant l'enregistrement de la lecture à voix haute de l'élève. Les 2 autres composantes s'analysent à partir d'un calcul. C'est à ce moment que l'on détermine les besoins en fluidité des élèves et que nous leur fournissons les exercices à travailler (exercices que nous avons montés) selon la ou les composantes n'ayant pas obtenu le seuil « satisfaisant ». 

    Pour ce qui est de la compréhension en lecture, nous utilisons les fiches d'enseignement des stratégies de lecture ADEL (http://www.adel.uqam.ca/outils_pedagogiques). Il est essentiel que l'élève développe sa compétence en décodage/dépannage et en fluidité avant d'entreprendre la compréhension, ces 2 sphères de la lecture sont essentiels à la bonne compréhension de textes.

    C'est complexe de tout expliquer notre fonctionnement en un seul courriel, mais si tu as des questions concernant notre façon de faire, il me fera plaisir de te fournir les informations.

Ensuite, voici les deux réponses reçues sur Twitter

Je n'ai reçu aucune réponse sur les réseaux Facebook (sur la page FGA Montérégie) et LinkedIn.

Finalement, ma recherche web m'a permis de découvrir plusieurs outils, mais peu qui répondaient au critère «texte choisi».

Voici quelques tests en ligne de vitesse de lecture :

Le seul outil que j'ai identifié qui permet de proposer nos propres textes et questions et le lecteur de Gérard! Ce n'est pas jeune-jeune mais je l'ai essayé et il fait le travail.

 

 

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Médialexie ou WordQ

Je sollicitais le réseau le 17 novembre dernier avec la situation suivante : «Un parent d’élève tient absolument à ce que le centre fournisse Médialexie à son enfant alors que le centre dispose d’une licence CS de WordQ.  Avez-vous une grille comparative des fonctions de ces deux produits?»

D’une part, des réseaux sociaux, @jiefhoule sur Twitter m’a référé à ce document d’Hélène Labranche. Une orthopédagogue sur Facebook devait me transmettre un document de ce genre, mais ne l'a pas fait.

D’autre part, j’ai reçu cinq réponses du réseau (la mise en gras est de moi) :

  • Patrick Touchette : «C’est pour faire quoi, comme diras sans doute Jean Chouinard! Si c’est pour lire un texte, Read and Write dans Google chrome via drive pour lire les documents : gratuit! Oui, ça marche aussi en pdf!»
  • André-Paul Bouchard : «J’ai cette fiche comparative, qui date de 2011 et qui me vient de Demarque (distributeur de Médialexie), donc peu objectif.»
  • Thomas Stenzel : «C'est quoi les besoins de l'élève??? C'est la question la plus important.  Après ça on peut discuter quel produit peut toucher ces besoins.»
  • Jean Chouinard : «Il faut préciser que WordQ est un programme qui offre principalement 3 fonctions d’aide : synthèse vocale, suivi du mot lu et prédiction de mots. De plus, son prédicteur de mots est à correspondance orthographique.  Pour ce qui est de Médialexie, (faudrait voir si c’est la version au complet ou KorectDys) il contient plusieurs fonctions d’aide y compris celles offertes par WordQ. Toutefois, le prédicteur de Médialexie est à correspondance phonologique. Donc, selon que l’élève éprouve des difficultés marquées (léger à moyen) en écriture on pourrait y aller avec un prédicteur orthographique. Mais si l’élève est dysorthographique sévère (écrite au son 1 mot sur 2), on pourrait évaluer la pertinence d’utiliser un prédicteur phonologique. Mise en garde: s’il s’agit de la version complète, les fonctions d’écriture vocale par Reconnaissance vocale et la fonction « écriveur » de Médialexie sont considérées comme des mesures de modification en contexte d’évaluation des compétences en écriture.»
  • Mario Roy : «il est important de mentionner que Médialexie possède une partie ouverte fort intéressante. Je veux dire par là que les mots prédits par le logiciel peuvent être ajustés à la difficulté de l’élève. On pourrait par exemple associer le mot « tonton » à « bonbon ». Ce qui veut dire que lorsque l’élève écrit « tonton » donne-lui comme possibilité de prédiction « bonbon ». Par contre, cette possibilité demande beaucoup plus d’accompagnement. Ce que je trouve tout à fait normal dans le cas d’un élève qui est en grande difficulté au niveau de la lecture.»


J’hésitais à produire une synthèse puisque plusieurs ont préféré répondre à tous… mais que ne ferait-on pas pour la postérité !

Merci à tous .

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Créer des arbres syntaxiques

En réaction à un message posté dans le forum de français du salon national des enseignants de Moodle FGA, j'effectue une petite étude du sujet fascinant des arbres syntaxiques. Voici quelques notes de ce travail.

Je connais le terme, mais n'ai aucun souvenir d'en avoir réellement fait!

Puisque la question de l'enseignante est relative à l'usage en classe par un enseignant, l'ordre de mon travail est inversé.

1. Consultation de mes différents réseaux

J'ai posté un message sur Twitter, sur LinkedIn et sur Facebook. Je n'ai reçu qu'une seule réponse par M. Desjardins (CP TIC au collège Sainte-Anne) qui précise qu'une enseignante a essayé Popplet sans grand succès.

L'appel à mes collègues du RÉCIT a été plus fructueux. Voici un résumé des réponses :

  • Louise Roy (FGA Laurentides) propose un logiciel de cartes conceptuelles VUE, gratuit.
  • Ian Deslongchamps (CS des Îles) suggère LucidChart qui, avec Google Education, permet un travail collaboratif.
  • Anick Fortin (FGA Bas-Saint-Laurent) était prête à faire une recherche sur le sujet mais je lui ai dit que je la ferais et partagerais les fruits de la recherche.
  • Mélanie Jolin (CS des Premières-Seigneuries) propose un organisateur graphique comme Xmind, Mindomo, Popplet et Inspiration.
  • Mario Roy (CS du Chemin-du-Roy) m'indique qu'un CD ontarien (payant) comporte un logiciel pour tracer des arbres syntaxiques. Je n'ai pas poursuivi la recherche puisqu'un CD témoigne d'un certain âge...
  • Patrick Touchette (CS de la Capitale) propose d'utiliser un logiciel de dessin comme Google Dessins.

Notons que le message de l'enseignante dans un des forums du salon national de Moodle FGA a reçu deux réponses d'enseignants :

  • Mme Legault (CS des Samares) propose d'utiliser Smart Ideas ou Notebook sur le TNI
  • M. Wong Seen (CS Marie-Victorin) suggère d'utiliser un idéateur comme Cmap tools, Bubbl.us ou LucidChart.

Ainsi, toutes les réponses en provenance du réseau pointent vers l'usage d'un organisateur graphique, un idéateur. Je passe donc à une 2e étape.

2. Recherche Google

Le choix des mots clés est toujours crucial pour obtenir des résultats probants.

  • arbre syntaxique logiciel : infructueux
  • syntaxic tree n'a pas donné de résultats intéressants mais m'a permis de savoir que syntax tree et parse tree sont des mots clés plus fréquents. 

3. Le fascinant NLP

La demande initiale (arbre syntaxique) ouvre des fenêtres sur des mondes de connaissances totalement inexplorés (pour moi). Ainsi les arbres syntaxiques sont des outils essentiels pour permettre aux machines de comprendre le langage naturel des humains (NLP pour natural language processing). En butinant ci et là, j'explore les travaux de Naom Chomsky, Eugene Charniak. Fascinant. Retour à la demande...

4. Le meilleur outil à proposer

Il existe plusieurs analyseurs de texte (parser) pour la langue de Shakespeare, mais peu pour la langue de Molière.

L'analyseur de Berkeley

Le 1er outil probant identifié par ma recherche est le Berkeley Parser. Il dispose d'un fichier pour la grammaire française et peut donc interpréter une phrase, un texte et générer le code pour produire un arbre syntaxique. Pas facile d'approche, c'est un outil en ligne de commande, il faut donc l'invoquer à partir d'une fenêtre DOS.

En étudiant les paramètres possibles de l'analyseur de Berkeley, je constate qu'il peut produire le code mais aussi un arbre! Une image png

Un autre problème MAJEUR celui-là avec l'analyseur de Berkeley, les caractères accentués sont bousillés comme on le voit sur l'image jointe. Sans doute un truc de jeux de caractères qu'il faut ajuster.

Malgré une taille de 88 Mo, cet analyseur gratuit peut opérer hors ligne! Il est programmé en java, ne comporte aucune installation Windows. Peu approprié pour les appareils mobiles.

L'analyseur de Stanford

undefinedLe 2e outil probant est le Stanford parser. Celui-ci est aussi écrit en java, mais il dispose d'une interface graphique minimaliste. Moins rebutant que l'analyseur Berkeley, son interface graphique permet à monsieur et madame tout le monde de l'utiliser... ou presque.

L'interface est en anglais seulement (voir l'image ci-contre) et on repassera pour la convivialité. Il faut charger le texte (ou le coller dans la zone de texte), puis charger les règles de grammaire.

Ce chargement est particulièrement laborieux car il n'est pas très intuitif d'avoir à identifier parmi tous les fichiers du dossier celui qui porte un nom avec le mot model (le nom exact du fichier utilisé est stanford-parser-3.5.2-models.jar). Et ce n'est pas tout, il faut indiquer, une fois le fichier sélectionné, quelles règles de grammaire l'analyseur doit utiliser.

Il faut finalement effectuer une commande Parse pour obtenir une image qui, ma foi, selon la taille du texte, est très petite. Il ne semble pas  avoir de façon simple d'obtenir l'image seule, il fait faire une capture d'écran. La fonction Save Output permet d'enregistrer le texte avec l'arbre codé.

C'est le plus lourd des analyseurs, il fait 294 Mo. Encore ici, aucune installation requise, l'analyseur est disponible gratuitement et n'est pas vraiment facile d'utilisation (encore moins sur un appareil mobile).

L'analyseur syntaxique FRMG

undefinedAprès avoir laissé dormir la demande de l'enseignante quelques jours, je désirais compléter cet article et, à l'aide d'une recherche «analyse syntaxique», j'ai trouvé un analyseur français assez intéressant : analyseur syntaxique FRMG. Contrairement aux deux précédents, FRMG est disponible en ligne et est en français!

Il suffit de coller le texte à analyser dans une zone de texte et hop! un schéma est généré. Plusieurs options relativement cryptiques sont disponibles. Le principal hic de cet analyseur est qu'il ne génère pas vraiment un arbre. C'est un schéma compréhensible, mais pas un arbre.

Cet analyseur gratuit fonctionne également sur appareil mobile! 

Sans oublier Antidote

En effet, le fameux correcteur Antidote, acheté par de nombreux établissements scolaires, dispose d'un analyseur pour proposer ses corrections. Il est possible de consulter l'analyse détaillée d'une phrase pour connaître la nature des mots qui la composent.

Des générateurs d'arbres syntaxiques

undefinedUne autre approche qui pourrait être intéressante auprès des élèves est de leur apprendre à coder un arbre syntaxique, puis de générer l'image de l'arbre à partir du code.

J'ai trouvé un générateur d'arbre syntaxique puisque je croyais (à tort) que le seul résultat possible du Berkeley Parser était un code. Le plus sympathique générateur est http://mshang.ca/syntree/ (canadien de surcroît). Il est web, il suffit de coller le code et de générer une image. Il offre plusieurs options comme le choix de police, des ajustements de taille, etc.

Le codage d'un arbre syntaxique est assez simple si l'on comprend le principe de base. Chaque syntagme doit être circonscrit par une paire de crochets. Et immédiatement après l'ouverture, il faut indiquer la nature du syntagme suivi d'un espace et du mot qu'il décrit. Par exemple la phrase le chat noir a mangé la souris blanche sera codé au 1er niveau par

[DET le] [NC chat] [ADJ noir] [V a] [VPP mangé] [DET la] [N souris] [ADJ blanche][PUNC .]

Vous excuserez les abréviations utilisées, ce n'est sans doute pas conforme à ce qui est enseigné au niveau secondaire. Ensuite, il fait ajouté une 2e série de crochets pour faire les regroupements :

[GS [DET le] [NC chat] [ADJ noir]][GV [V a] [VPP mangé]][GC [DET la] [N souris] [ADJ blanche]][PUNC .]

Et on poursuit ainsi de façon itérative pour obtenir une version finale que l'on peut valider entre chaque itération en copiant-collant le texte dans le générateur d'arbre.

En conclusion

Je n'ai jamais une seule solution à proposer. Les enseignants doivent développer leur compétence 8, et choisir en fonction de leurs propres critères et de leurs intentions pédagogiques.

  • L'approche idéateur graphique permettra aux élèves qui ne connaissent pas ce type d'aide technologique d'en connaître les bienfaits.
  • Pour les analyseurs complets, le FRMG est mon préféré même s'il ne produit pas des arbres à proprement parler.
  • Si j'étais prof de français, je crois que j'apprendrais aux élèves à coder l'arbre syntaxique d'une phrase pour ensuite générer un arbre.

Et vous, quelle solution préférez-vous?

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Ajouter Google comme moteur de recherche d'Internet Explorer

Par défaut, Internet Explorer (version 8 et 9) utilisent Bing comme moteur de recherche.

Or, nous sommes plusieurs à préférer Google comme moteur de recherche. Voici la procédure pour répondre à ce besoin.

  1. Ajouter Google Search comme moteur de recherche à IE en cliquant ce lien : http://www.iegallery.com/fr-fr/Addons/Details/813
  2. De cette page, cliquer sur le bouton Ajouter à Internet Explorer
    ie_google_0.png
  3. De la fenêtre qui s'affiche, cocher l'option «En faire mon moteur de recherche par défaut»
  4. Puis cliquer sur le bouton Ajouter.
    ie_google.png

Et voilà le tour est joué.

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Les applications pour malentendants

Cet article est une réponse à une demande d'un membre de la direction d'un centre d'éducation des adultes de la CSMV.

Voici la demande : « J’ai des élèves malentendants qui utilisent beaucoup leur iPhone pour communiquer (texto). Toutefois, je me demandais si tu connais des applications utiles pour les malentendants. »

L'utilité d'une application est très subjective et relative au besoin.  Aussi, je n'ai aucune expérience avec la clientèle ayant un trouble d'audition. Le résultat de ma recherche se limite aux applications sur iOS, principalement pour iPhone; à temps perdu, il serait bien que j'effectue la même recherche pour le système Android.

Je remercie Nadine (@nadmo) qui a répondu à mon appel en me dirigeant vers le blogue cybersavoir de la CSDM, plus précisément vers la page des applications en adaptation scolaire.

Des fonctionnalités du système d'exploitation 

Il existe plusieurs fonctions intégrées dans le système d’exploitation iOS pour les malentendants : 

  • Ajustement possible de la sortie audio en mono combinant ainsi les sons des canaux droit et gauche en un seul canal entendu par les deux oreilles (Réglages -> Général -> Accessibilité, zone Audition).
  • Assistance TTY : le iPhone peut se brancher à l'aide de l'adaptateur approprié à un téléscripteur.
  • Alertes personnalisables en mode vibration et avec des signaux visuels.
  • Clavardage avec MMS, permettant l'envoi de pièce jointe vidéo aux textos (iPhone seulement).
  • Envoi de message vocal visuel (iPhone seulement).
  • Appels vidéos entre appareils iOS par l'entremise d'une connexion Wi-Fi (avec FaceTime). Il est donc possible d'y tenir une conversation avec le langage des signes.

Quelques applications utiles

Il existe un nombre impressionnant d'applications pouvant être utiles pour un élève malentendant. Sans les lister tous, j'énumère quelques applications selon la fonction. Si l'application est payante, le prix au moment de la consultation (semaine du 30 avril 2012) est indiqué entre parenthèses. Une priorité est accordée aux applications gratuites ayant une fiche intéressante.

Utiliser l'appareil comme amplificateur. Plusieurs applications offrent une fonction d'amplification captant le son ambiant à l'aide du microphone, l'amplifiant et l'envoyant aux écouteurs.nicubunu_Megaphone.png

  • SoundAmp Lite (1 $) : une appli pour amplifier le son et réduire les bruits ambiants.
  • Amplify’d (10 $) : du même acabit que SoundAmp Lite mais un peu chère et peu recommandée (le bruit de fond ne serait pas assez bien filtré).
  • Awareness The headphone app (7 $) : Une application « intelligente » qui arrête la musique en écoute dès qu'un bruit ambiant d'un certain volume se produit.

Les applications en lien avec le langage des signes sont nombreuses sur le AppStore. Vous pouvez faire une recherche avec ASL (pour American Sign Language). En voici quatre qui ont attiré mon attention. Il n'existe malheureusement qu'une seule appli pour le LSQ, parcours LSQ,  pour faire une visite signée du musée de la civilisation à Québec.

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Des applications pour afficher des sous-titres

  • Les vidéos TED sont captivants et variés. TED Air offre l'accès à ces vidéos avec sous-titre en plus de 80 langues.
  • Subtitles est une application qui offre des sous-titres aux films (vieux et récents) en plus de 20 langues.
  • SubPlayer affiche le film ET les sous-titres dans l'appareil. L'utilisateur doit néanmoins avoir le film et le sous-titre (fichier SRT) dans sa bibliothèque iTunes.
  • CCApp (5 $) est une appli prometteuse (distribuée par Intelligent Access Systems uniquement dans la ville de Mystic aux É-U) qui offre des sous-titres en temps réel pour différents événements. Ce service devrait être offert partout sur la planète!

Une application de dictée vocale : Dragon Dictation, offerte en plusieurs langues dont le français et qui permet de transposer la parole en texte.

Les applications de réalité augmentée ne sont pas à proprement parler utiles uniquement pour les malentendants, mais il est pertinent d'en glisser mot.

  • Augmented Reality Canada (1 $) : application qui affiche, en superposition à ce que capte la caméra, la position de différents points d'intérêt tel restaurant, station de métro, café, etc.
  • WordLens : application qui traduit en temps réel le texte capté par la caméra de l'appareil. L'application est gratuite, mais chaque kit de traduction coûte 10 $. Disponible pour la traduction anglais->français.
  • Cyclopedia (2 $) : appli qui utilise les articles géolocalisés de Wikipédia pour présenter de l'information pertinente en lien avec l'endroit où l'on se situe et ce qui est capté par la caméra.

Et pour ceux qui sont intéressés par un test d'audition, vous pouvez utiliser le test d'audition de Siemens disponible gratuitement sur iTunes.

Et vous, avez-vous d'autres applications que vous trouveriez utiles pour un élève malentendant?

Utilisez la fonction Envoyer un commentaire ci-dessous!


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